Enregistrements
Workshop avec Sylvia Tournerie

« Vous recevrez chacun une cassette audio, encore vierge dans son emballage d’origine ou déjà enregistrée par un particulier ou enregistrée industriellement. À partir de cet objet vous devrez créer un poster 40 x 60.
Observer, disséquer, démonter, analyser les composantes de l’objet.

Qu’est-ce qui brille, qu’est-ce qui est transparent, opaque, souple, rigide?
Que faire avec ces éléments ? Comment les exploiter, les traduire, les interpréter.
Que raconter, que transmettre ? 

Scanner, photographier, couper, coller, dessiner avec, assembler, dupliquer pour en n recomposer.
Tous les modes opératoires reproductibles en 2D sont permis (attention pas de volume) ».

Pour son workshop Sylvia Tournerie a tenu à mettre entre les mains des étudiants cet objet du quotidien devenu étranger, une cassette audio. Elle a donné un bien culturel populaire, à la fonctionnalité d’un autre temps, au design noir millimétré, à l’habillage graphique, technique, rudimentaire ou bariolé. Elle a mis entre leurs mains des sons, des chansons, des bidouillages réengistrées qui pouvaient demeurer inaudibles. Comment questionner, dialoguer une époque, une esthétique ? Que faire de la musique enfermée dans ses pièces d’enregistrement ? Le questionnement pouvait être multiple large (de la musique, à l’objet, aux fils étirables, indémêlables..) , mais il restait à préciser entre « la bande magnétique, support de création, qui change de statut et devient matériau » et le visuel de l’affiche à inventer.

Sylvia Tournerie a imposé un contexte concret aux étudiants pour qu’ils extirpent de leur expérimentation, une image qui devait fonctionner au-delà d’une superposition ou indications typographiques.

Les étudiants ont esquissé de nombreuses pistes, accompagnées, transformées par des dialogues avec Sylvie Tournerie, des échanges sur sa méthode de travail, son questionnement sur l’apparition de « l »’image.

Il s’agissait pour Sylvia Tournerie d’amener chacun des étudiants, en quelques jours, au plus loin de ses questionnements, de sa logique de formation d’images et de lui proposer un cheminement comparable à celui qu’elle a mené pour la production de l’exposition Enregistrements.

Le sujet a été proposé aux étudiants Bachelor de l’ESAG Penninghen. Ils ont également pensé un dispositif scénographique.

 

Visuels par Alzéda Bedel

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Visuels de Ségolène BAC

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Trois visuels de 
TIPHAINE LACROIX LEFEVER

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